Entre 2021 et 2025, l’investissement locatif privé a chuté de 41 %.
En cause : la disparition progressive du dispositif Pinel, la hausse des taux d’intérêt et le manque d’incitations fiscales attractives pour les bailleurs.
Face à cette situation critique, le gouvernement a mandaté les parlementaires Daubresse, Cosson et Estrosi-Sassone pour repenser en profondeur le cadre fiscal de la location.
Leur rapport, remis le 30 juin 2025, propose une réforme complète du statut du bailleur privé.
1. Un amortissement forfaitaire annuel :
5 % pour les logements neufs, 4 % pour les logements anciens rénovés (avec au moins 15 % du prix en travaux).
Une déduction linéaire, simple à appliquer, sans comptabilité complexe.
2. Un abattement fiscal unique de 50 % :
Applicable jusqu’à 30 000 € de loyers, que vous soyez en micro-foncier ou micro-BIC.
3. Un bonus pour les loyers modérés :
Entre 0,5 % et 1,5 % d’amortissement supplémentaire, si vous respectez les plafonds de loyers intermédiaires, sociaux ou très sociaux.
4. Un plafond de déficit foncier doublé à 40 000 € :
Imputable sur le revenu global, un niveau jamais atteint depuis 25 ans.
5. Des exonérations ciblées pour les bailleurs engagés :
- Exclusion de l’assiette IFI pour les biens loués en longue durée
- Exonération totale de plus-value après 20 ans (au lieu de 30 aujourd’hui)
Vous louez en LMNP, en LMP, via une SCI à l’IR ou en location nue ?
Vous êtes directement concerné par cette réforme.
L’objectif est de créer un cadre fiscal commun, plus simple et plus lisible, tout en laissant à chacun la liberté de choisir le régime adapté à sa stratégie patrimoniale.
Les nouvelles mesures devraient entrer en vigueur à partir du 1er décembre 2025, via la loi de finances 2026.
L’ambition affichée : créer 90 000 logements locatifs supplémentaires par an, et rétablir un équilibre durable entre propriétaires et locataires.